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Tracker MiCA

tracker mica entete
William O'Rorke
Mis à jour le 26 octobre 2026
William O’Rorke
Associé

Le tracker MiCA d’ORWL Avocats suit, de la consultation à l’application, les textes qui encadrent le marché des crypto-actifs : le règlement MiCA, ses actes délégués et normes techniques, les orientations et questions-réponses de l’ESMA et de l’EBA, ainsi que la travel rule, la lutte contre le blanchiment (AMLR, AMLA), DORA, DAC8 et le droit français. Il s’adresse aux prestataires de services sur crypto-actifs (PSCA), aux offreurs et aux personnes qui demandent l’admission à la négociation de crypto-actifs, aux émetteurs de jetons de monnaie électronique et aux entités financières qui fournissent des services sur crypto-actifs par notification. Chaque texte renvoie à sa source officielle.

English version

Dernière mise à jour des textes : 26 oct. 2026 · 141 textes suivis

Dernières publications

Exporter (CSV)

Art. 70(2) et (3) MiCAMiCA · Q&A Fonds des clients : comptes ouverts auprès d’un prestataire de services de paiement non bancaire Question-réponse ESMA_QA_2949 (nouvel onglet) PSCA Protection des clientsConservationPaiement Publié 6 oct. 2026
Art. 81(15)(a) MiCAMiCA · Orientations Évaluation des connaissances et des compétences du personnel Orientations ESMA35-24871704-2922 (adoption) (nouvel onglet) PSCA Protection des clients Applicable 28 juil. 2026
Historique (5 étapes)
  1. 17 févr. 2025 Document de consultation ESMA35-1872330276-2004 ESMA
  2. 11 juil. 2025 Rapport final ESMA35-1872330276-2380 ESMA
  3. 28 janv. 2026 Orientations ESMA35-24871704-2922 (adoption) ESMA
  4. 26 mars 2026 Position AMF DOC-2026-03 AMF
  5. 28 juil. 2026 Application des orientations
Art. 3(1)(17), 3(1)(26) et 4(5) MiCAMiCA · Q&A Émission : envoi des crypto-actifs émis aux acquéreurs sans agrément PSCA Question-réponse ESMA_QA_2417 (nouvel onglet) Offreurs et admission (titre II)PSCA AgrémentConservation Publié 18 juin 2026

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Informations fournies à titre indicatif, sans valeur de conseil juridique. Seules les versions publiées au Journal officiel de l’Union européenne et par les autorités compétentes font foi.

Comment lire le tracker

Le règlement (UE) 2023/1114, dit MiCA, ne se lit pas seul : ses articles renvoient à plusieurs dizaines de textes d’application, publiés à trois niveaux. Le niveau 1 est le règlement lui-même, adopté par le Parlement européen et le Conseil. Le niveau 2 réunit les normes techniques de réglementation (RTS) et d’exécution (ITS), que l’ESMA ou l’EBA préparent et que la Commission européenne adopte par règlement délégué ou d’exécution ; elles s’appliquent directement. Le niveau 3 comprend les orientations, questions-réponses et déclarations de l’ESMA et de l’EBA. En France, l’AMF reprend dans sa doctrine, par des positions, les orientations qui visent les acteurs qu’elle supervise, y compris certaines orientations de l’EBA comme celles sur la travel rule ; l’ACPR fait de même pour les orientations de l’EBA qui visent les établissements qu’elle agrée.

Chaque ligne du tracker correspond à un mandat, c’est-à-dire à l’article qui prévoit le texte. La barre d’avancement suit ses cinq étapes : consultation, rapport final, adoption, publication et application. En dépliant une ligne, vous retrouvez chaque document, sa date, sa référence et un lien vers la source officielle. Le filtre « Public visé » distingue cinq catégories d’acteurs : les PSCA, les offreurs et personnes qui demandent l’admission à la négociation, les émetteurs d’ART et d’EMT, les entités financières de l’article 60 et les autorités.

Quels textes selon votre activité ?

Choisissez votre activité : chaque carte renvoie à notre page d’expertise et au tracker filtré sur les textes qui vous visent.

Titre V de MiCA

Prestataires de services sur crypto-actifs

Agrément, gouvernance, conservation, prévention des abus de marché.

  • RTS et ITS MiCA
  • Travel rule
  • LCB-FT
  • DORA
  • DAC8
Détail des textes

Un prestataire de services sur crypto-actifs (PSCA) agréé respecte le titre V de MiCA et ses normes techniques : agrément, gouvernance, conflits d’intérêts, réclamations, continuité de service, tenue de registres, prévention des abus de marché. S’y ajoutent la travel rule du règlement (UE) 2023/1113, applicable depuis le 30 décembre 2024, qui impose de transmettre avec chaque transfert les informations sur le donneur d’ordre et le bénéficiaire ; les règles de lutte contre le blanchiment, issues aujourd’hui du code monétaire et financier et, à partir du 10 juillet 2027, du règlement (UE) 2024/1624 (AMLR) ; le règlement DORA sur la résilience opérationnelle numérique, applicable depuis le 17 janvier 2025 ; la directive DAC8, qui oblige les prestataires à collecter depuis le 1er janvier 2026 les informations sur leurs utilisateurs et leurs opérations, pour une première déclaration à l’administration fiscale avant le 15 juin 2027 ; enfin le droit français, avec les ordonnances n° 2024-936 et n° 2024-937 du 15 octobre 2024, leurs décrets d’application, le règlement général et la doctrine de l’AMF. Le cabinet accompagne l’obtention de l’agrément PSCA, la conformité MiCA du PSCA agréé, la LCB-FT des prestataires et la conformité DORA ; les obligations de DAC8 relèvent de notre pôle fiscal.

Titre II de MiCA

Offreurs et demandeurs d’admission à la négociation

Livre blanc, communications commerciales, informations privilégiées.

  • Livre blanc
  • Format lisible par machine
  • Qualification du jeton
Détail des textes

Une personne qui offre au public des crypto-actifs autres que des ART et des EMT, ou qui en demande l’admission à la négociation, relève du titre II de MiCA. Elle rédige un livre blanc conforme à l’annexe I et le notifie à l’autorité compétente (article 8), dans le format lisible par machine fixé par le règlement d’exécution (UE) 2024/2984 et avec les indicateurs de durabilité du règlement délégué (UE) 2025/422. Elle respecte aussi les règles sur les communications commerciales (article 7), les obligations générales de l’article 14 et la publication des informations privilégiées (article 88 et règlement d’exécution (UE) 2024/2861). En amont, la qualification du jeton commande tout le reste : les orientations de l’ESMA sur la qualification des crypto-actifs en instruments financiers (article 2(5)) et celles des autorités européennes de surveillance sur le test de classification (article 97) en fixent la méthode. Voir nos pages qualifier un jeton au regard de MiCA, white paper MiCA et lancement d’un jeton et tokenisation d’actifs réels.

Titres III et IV de MiCA

Émetteurs d’ART et d’EMT

Réservé aux établissements de crédit et de monnaie électronique pour les EMT.

  • Remboursement au pair
  • EMT important
  • DSP2 et MiCA
Détail des textes

Seuls un établissement de crédit ou un établissement de monnaie électronique peuvent offrir au public un jeton de monnaie électronique (EMT) ou en demander l’admission à la négociation (article 48). L’émetteur notifie son livre blanc à l’autorité compétente, l’ACPR en France, et respecte le titre IV : émission et remboursement au pair, remboursement à tout moment, interdiction de verser des intérêts, placement des fonds reçus. Lorsque l’EMT devient important au sens du règlement délégué (UE) 2024/1506, les exigences renforcées des articles 56 à 58 s’appliquent, avec l’intervention de l’EBA dans la supervision. Un établissement de paiement ne peut pas émettre d’EMT, mais il intervient souvent aux côtés des PSCA : tenue des fonds de leurs clients (Q&A ESMA_QA_2949) et services de paiement portant sur des EMT (avis de l’EBA sur l’articulation entre DSP2 et MiCA). Le tracker suit aussi les textes propres aux émetteurs de jetons se référant à un ou des actifs (ART). Voir nos pages émettre un stablecoin sous MiCA, établissements de paiement et de monnaie électronique et crypto-actifs et paiement.

Article 60 de MiCA

Entités financières de l’article 60

Services sur crypto-actifs sur notification, sans agrément PSCA.

  • Notification
  • Règlements 2025/303 et 2025/304
  • Q&A de l’ESMA
Détail des textes

Un établissement de crédit, un dépositaire central de titres, une entreprise d’investissement, un établissement de monnaie électronique, une société de gestion d’OPCVM ou un gestionnaire de FIA peut fournir des services sur crypto-actifs sans agrément PSCA, sur notification à son autorité compétente au moins quarante jours ouvrables avant le début de l’activité (article 60). Les services ouverts dépendent de son statut. Ces entités restent soumises à la plupart des règles applicables aux PSCA, travel rule, LCB-FT et DORA comprises ; le filtre « Entités financières (art. 60) » isole les textes qui leur sont propres, notamment les normes techniques sur la notification (règlements (UE) 2025/303 et 2025/304) et les questions-réponses de l’ESMA sur les établissements de crédit et les gestionnaires de FIA.

Depuis la fin de la période transitoire

Depuis le 1er juillet 2026, la période transitoire est terminée en France : un prestataire qui ne dispose ni d’un agrément MiCA, délivré par l’AMF ou par l’autorité d’un autre État membre, ni d’une notification au titre de l’article 60, ne peut plus fournir de services sur crypto-actifs en France. Un prestataire d’un pays tiers ne peut répondre à un client établi en France qu’à l’initiative exclusive de ce client (article 61), notion que les orientations de l’ESMA entendent de façon stricte. Voir nos pages prestataires crypto étrangers, fournir ses services en France, sollicitation à l’initiative du client et sortir de la liste noire de l’AMF.

Vérifier le statut d’un acteur

Trois sources officielles permettent de vérifier le statut d’un acteur. Le registre MiCA de l’ESMA réunit les PSCA agréés dans l’Union, les livres blancs notifiés, les émetteurs d’ART et d’EMT et les entités qui fournissent des services sans autorisation. Les listes blanches de l’AMF recensent les PSCA autorisés en France, y compris ceux qui y exercent en libre prestation de services et les entités qui ont notifié au titre de l’article 60, et ses listes noires signalent les acteurs non autorisés. Le REGAFI recense les établissements de crédit, de paiement et de monnaie électronique autorisés à exercer en France.

Questions fréquentes

Une norme technique de réglementation. L’ESMA ou l’EBA en rédige le projet et le soumet à consultation, puis la Commission européenne l’adopte sous forme de règlement délégué. Publié au Journal officiel de l’Union européenne, il est d’application directe, sans transposition, à la date qu’il fixe.

Ce ne sont pas des règlements, mais les autorités nationales doivent indiquer si elles s’y conforment, et les prestataires doivent tout mettre en œuvre pour les respecter. L’AMF les intègre à sa doctrine par des positions et les applique dans sa supervision : en pratique, un PSCA agréé en France doit les suivre.

Non. L’ESMA publie ses questions-réponses sur le fondement de l’article 16 ter de son règlement fondateur, le règlement (UE) n° 1095/2010, et elles n’ont pas de force obligatoire. Elles indiquent toutefois l’interprétation que les autorités nationales retiendront dans leur supervision : un prestataire qui s’en écarte doit pouvoir le justifier.

Non. La période transitoire a pris fin le 1er juillet 2026 : un prestataire qui ne détient ni un agrément MiCA, délivré par l’AMF ou par l’autorité d’un autre État membre, ni une notification au titre de l’article 60 ne peut plus fournir de services sur crypto-actifs en France.

Non. Il suit aussi les textes qui visent les offreurs et les personnes qui demandent l’admission à la négociation de crypto-actifs (titre II de MiCA), les émetteurs d’ART et d’EMT (titres III et IV) et les entités financières qui fournissent des services sur crypto-actifs par notification au titre de l’article 60. Le filtre « Public visé » permet d’afficher les textes propres à chacun.

Une veille automatique interroge chaque jour les sources officielles. Le cabinet vérifie chaque nouveau texte avant sa mise en ligne. La date de la dernière mise à jour figure en haut du tracker.

Oui : le bouton « Exporter (CSV) » télécharge l’ensemble des textes affichés, avec leurs références et leurs liens. Merci de citer la source : Tracker MiCA, ORWL Avocats.

Non. Il recense les textes et leur état d’avancement, sans dire lesquels s’appliquent à un projet donné ni comment. Cette analyse dépend de votre modèle d’activité : décrivez-le dans le formulaire ci-dessous.

Agrément, livres blancs et conformité

ORWL Avocats accompagne les acteurs du marché des crypto-actifs à chaque étape : agrément PSCA auprès de l’AMF, notification de l’article 60, livre blanc et qualification des jetons, émission de jetons de monnaie électronique, agrément d’établissement de paiement ou de monnaie électronique auprès de l’ACPR, accès des prestataires étrangers au marché français, mise en conformité MiCA, DORA, LCB-FT et DAC8. Retrouvez nos domaines d’intervention : prestataires de services sur crypto-actifs, émetteurs de crypto-actifs, établissements de paiement et de monnaie électronique et prestataires étrangers.

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