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Illustration de l’arrêt ordonné de l’activité d’un prestataire de services sur crypto-actifs

Cessation d’activité (wind-down) d’un PSCA

William O'Rorke
Mis à jour le 22 octobre 2026
William O’Rorke
Associé

Un prestataire de services sur crypto-actifs (PSCA) qui conserve, échange, exécute, place ou exploite une plateforme doit disposer d’un plan de liquidation ordonnée, dit plan de wind-down (règlement MiCA, art. 74). Ce plan montre à l’AMF que le prestataire peut arrêter son activité sans causer de préjudice économique excessif à ses clients. Il se prépare dès l’agrément pour servir le jour où la cessation devient réelle : choix du prestataire, incident de sécurité, difficultés financières, changement de réglementation ou retrait de l’agrément.

ORWL Avocats accompagne les prestataires régulés et non régulés à chaque étape : diagnostic, rédaction du plan, puis mise en œuvre, jusqu’à la restitution des avoirs et la sortie du statut. Depuis la fin de la période transitoire, le 1er juillet 2026, les anciens PSAN qui n’ont pas obtenu l’agrément ont dû cesser leur activité en France ; l’AMF leur recommandait de mettre en œuvre un plan de cessation ordonnée au plus tard le 30 mars 2026.

Quels PSCA doivent établir un plan de wind-down ?

L’article 74 de MiCA vise les PSCA qui fournissent les services régis par ses articles 75 à 79 :

  • la conservation et l’administration de crypto-actifs pour le compte de clients ;
  • l’exploitation d’une plateforme de négociation ;
  • l’échange de crypto-actifs contre des fonds ou contre d’autres crypto-actifs ;
  • l’exécution d’ordres pour le compte de clients ;
  • le placement de crypto-actifs.

Ces prestataires doivent disposer d’un plan propre à soutenir une liquidation ordonnée de leurs activités selon le droit national applicable, y compris la continuité ou le rétablissement de leurs activités critiques. Le plan doit démontrer leur capacité à procéder à cette liquidation sans causer de préjudice économique excessif à leurs clients.

Les autres PSCA ne sont pas tenus par l’article 74, mais ils ne sont pas dispensés de préparer leur sortie. Tout PSCA doit établir et maintenir des procédures qui garantissent, en cas de retrait de son agrément, le transfert rapide et ordonné des crypto-actifs et des fonds de ses clients à un autre prestataire (MiCA, art. 64). Un prestataire de réception-transmission d’ordres ou de conseil a donc intérêt à suivre la même méthode, à une échelle proportionnée.

Un plan préparé dès l’agrément

Le dossier d’agrément décrit le plan de continuité de l’activité (MiCA, art. 62, § 2, point i ; règlement délégué (UE) 2025/305, art. 5). Le plan de wind-down lui fait suite : le premier maintient les services face à une perturbation, le second organise leur arrêt. Le prestataire doit satisfaire à l’article 74 dès le jour de l’agrément ; le plan se prépare donc avec le dossier, puis se met à jour à chaque évolution de l’activité, nouveau service, nouveau prestataire critique ou changement d’actionnariat.

Un plan de wind-down n’est pas un document de principe. L’AMF attend qu’il tienne face à un scénario réel : un prestataire qui ne sait pas, en quelques jours, qui détient quoi, quels contrats tomber et combien coûte l’arrêt n’a pas de plan.

Établissements de paiement et de monnaie électronique

Un établissement de paiement (EP) ou de monnaie électronique (EME) qui fournit aussi des services sur crypto-actifs répond à deux autorités : l’ACPR pour son agrément de paiement, l’AMF pour son agrément PSCA. Son plan de wind-down doit articuler la restitution des crypto-actifs avec celle des fonds reçus au titre des services de paiement, qui obéissent à leurs propres règles de protection.

Les deux agréments sont liés. L’AMF peut retirer l’agrément PSCA d’un prestataire qui a perdu son agrément d’EP ou d’EME et n’a pas remédié à la situation dans les 40 jours calendaires (MiCA, art. 64). Un retrait prononcé par l’ACPR peut ainsi entraîner la cessation des services sur crypto-actifs ; le plan doit prévoir ce scénario.

Crypto-actifs et paiement : quand l’agrément ACPR devient nécessaire

Que doit contenir un plan de wind-down ?

MiCA fixe l’objectif du plan, pas son plan type. Le contenu se déduit de ce que le prestataire doit démontrer : qu’il peut arrêter, restituer et fermer sans laisser ses clients supporter le coût de sa sortie. Huit volets structurent le document.

En gras, les livrables qu’ORWL Avocats rédige ou relit. Les autres relèvent du prestataire et de ses équipes.
Volet du planCe que le plan doit démontrerLivrables attendus
Scénarios de déclenchementLes événements qui mettent le plan en œuvre, les indicateurs qui les annoncent, et l’organe qui décide de déclencherAnalyse des scénarios et des indicateurs d’alerte, décision de l’organe de direction adoptant le plan
Activités critiquesLes services et fonctions à maintenir jusqu’à la dernière restitution, les prestataires et les personnes dont ils dépendent, les moyens financiers pour tenir la durée prévueCartographie des activités critiques, calendrier du wind-down
Coût et financementLe coût complet de l’arrêt, chiffré à partir des engagements du prestataire (contrats de travail, contrats à durée ferme ou à préavis, frais de restitution), et les ressources qui le couvrent jusqu’à la clôtureBudget du wind-down, revue des engagements contractuels et sociaux, plan de trésorerie
Restitution des avoirsUn inventaire des crypto-actifs et des fonds de chaque client, les voies de restitution (retrait, transfert vers un autre PSCA, cession) et le sort des clients injoignablesProcédure de restitution, rapprochement des positions, accord de transfert avec un PSCA repreneur le cas échéant
Information des clientsUn calendrier et des messages qui laissent aux clients le temps d’agir, des canaux identifiés, un traitement des réclamations jusqu’à la clôtureModèles de communication aux clients, questions-réponses clients, procédure de réclamation
Contrats et prestatairesLe sort de chaque contrat (banques, conservateurs, prestataires KYC, hébergement) : maintien jusqu’au terme du plan, résiliation, préavis, coûts de sortieRevue des contrats et plan de résiliation, avenants
Données et enregistrementsLa conservation des enregistrements et des données des clients pendant la durée exigée, la protection des données personnelles, l’accès des autorités après l’arrêtPolitique de conservation et de transfert des données
Gouvernance et autoritésLe pilotage du plan, l’information de l’AMF et, le cas échéant, de l’ACPR, la mise à jour du plan quand l’activité changePlan de wind-down, courriers à l’AMF, procès-verbaux de revue du plan. Lire aussi : comment obtenir un agrément PSCA

Le volet le plus scruté est la restitution. Pour les crypto-actifs conservés, le prestataire doit déjà disposer de procédures qui permettent de rendre aux clients leurs avoirs ou leurs moyens d’accès dès que possible (MiCA, art. 75). Les fonds des clients, déposés auprès d’un établissement de crédit ou d’une banque centrale (MiCA, art. 70), suivent leur propre circuit de restitution. Le plan montre comment ces procédures fonctionnent quand tous les clients demandent leurs avoirs en même temps, et ce que devient le solde des clients qui ne répondent pas.

Le coût de l’arrêt

Un wind-down mobilise des équipes, des prestataires et des banques pendant plusieurs mois, alors que les revenus s’arrêtent. Le plan chiffre ce coût à partir des engagements que le prestataire a déjà pris :

  • les contrats de travail : salaires pendant la durée du wind-down, préavis et indemnités de rupture, maintien des personnes clés jusqu’à la dernière restitution ;
  • les contrats à durée ferme ou à préavis : hébergement, outils KYC et d’analyse de chaîne, conservateurs, banques, locaux, dont la résiliation anticipée peut coûter plus que leur maintien jusqu’au terme du plan ;
  • les frais propres à la sortie : restitution et transfert des avoirs, frais de réseau, communication aux clients, conseils, conservation des données après l’arrêt.

Le plan identifie ensuite les ressources qui couvrent ce montant jusqu’à la clôture, et ce qui se passe si elles manquent. Un plan qui ne dit pas qui finance cette période ne démontre rien : faute de moyens, le prestataire ne tient plus ses engagements envers ses clients, et la cessation ordonnée bascule vers une procédure collective.

Quand le plan entre-t-il en œuvre ?

Le plan sert lorsque l’activité doit s’arrêter, en tout ou partie. La cause de l’arrêt change les risques, le calendrier et les priorités :

  • Cessation volontaire. Le prestataire se recentre, cède son activité ou se retire d’un marché. Il maîtrise son calendrier ; l’enjeu est la qualité de la sortie et, souvent, le transfert de la clientèle à un autre prestataire.
  • Incident de sécurité. Un piratage ou une perte de clés impose d’établir les positions réelles avant toute restitution, de communiquer sous contrainte et de traiter la responsabilité du conservateur envers ses clients pour la perte qui lui est imputable (MiCA, art. 75).
  • Difficultés financières. La trésorerie doit couvrir la durée du wind-down. Plus le déclenchement tarde, plus le risque d’une procédure collective et d’une mise en cause des dirigeants grandit.
  • Changement de réglementation. Le prestataire ne peut pas, ou ne veut pas, se conformer à une règle nouvelle. Le calendrier est fixé par le texte ou par l’autorité.
  • Retrait de l’agrément. L’AMF impose la sortie. Le plan doit alors s’exécuter dans les délais de l’autorité, sous son contrôle.

Dans chaque cas, le risque de litige avec les clients reste présent du premier au dernier jour : information tardive, restitution incomplète, frais contestés, traitement inégal entre clients. Le plan réduit ce risque s’il a été écrit pour ce scénario, et si chaque décision prise pendant le wind-down est documentée.

Le prestataire étranger qui sort du marché français, notamment après une inscription sur la liste noire de l’AMF, suit une démarche proche ; elle est traitée sur la page sortir de la liste noire de l’AMF.

Renonciation, retrait d’agrément, procédure collective : comment l’activité prend fin

La renonciation à l’agrément

Le PSCA qui cesse volontairement son activité renonce expressément à son agrément ; l’AMF doit alors le retirer (MiCA, art. 64). Le retrait est aussi obligatoire lorsque le prestataire n’a pas fait usage de son agrément dans les douze mois suivant son octroi, ou n’a fourni aucun service pendant neuf mois consécutifs. Une mise en sommeil prolongée conduit donc au retrait, même sans démarche du prestataire.

Le retrait prononcé par l’AMF

L’AMF doit retirer l’agrément dans les autres cas que prévoit l’article 64 de MiCA :

  • l’agrément a été obtenu par des moyens irréguliers, notamment de fausses déclarations ;
  • le prestataire ne remplit plus les conditions de l’agrément et n’a pas pris les mesures correctives demandées dans le délai fixé ;
  • il ne dispose pas de systèmes efficaces de lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme ;
  • il a gravement enfreint le règlement, notamment ses règles de protection des clients ou d’intégrité du marché.

Elle peut aussi le retirer en cas de manquement aux règles nationales de lutte contre le blanchiment, ou lorsque le prestataire a perdu son agrément d’EP ou d’EME sans remédier à la situation dans les 40 jours. Le retrait peut ne viser qu’un service. Avant d’engager la procédure, l’AMF met le prestataire en demeure de régulariser sa situation dans un délai de trois mois (règlement général de l’AMF, art. 721-4). Une fois le retrait décidé, le prestataire en informe le public, et l’ESMA l’inscrit à son registre.

C’est dans cette situation que le plan de wind-down et les procédures de transfert de l’article 64 montrent leur valeur : le prestataire exécute un plan déjà connu de l’autorité, au lieu d’en improviser un sous mise en demeure.

La procédure collective

MiCA renvoie au droit national pour la liquidation du prestataire. En France, un PSCA en difficulté relève des procédures du livre VI du code de commerce : sauvegarde, redressement judiciaire ou liquidation judiciaire. Le plan de wind-down ne remplace pas ces procédures ; il doit pouvoir s’exécuter à l’intérieur de celles-ci, avec l’administrateur ou le liquidateur judiciaire.

Les crypto-actifs conservés pour les clients sont séparés juridiquement du patrimoine du prestataire, de sorte que ses créanciers n’y ont pas accès, notamment en cas d’insolvabilité (MiCA, art. 75). Cette protection ne joue pleinement que si les positions de chaque client sont exactes et les moyens d’accès identifiés : c’est précisément ce qu’un plan à jour permet de démontrer au mandataire de justice.

Notre méthode

Une mission de wind-down commence par un diagnostic : ce qui est en place, la cause de la cessation et les risques qui en découlent, qui ne sont pas les mêmes pour une sortie choisie, un piratage, des difficultés financières ou une réglementation nouvelle. Vient ensuite la rédaction du plan, colonne vertébrale de toute la procédure. Puis un accompagnement opérationnel :

  • négociation des contrats avec les banques, les conservateurs et les prestataires ;
  • coordination avec l’AMF et, le cas échéant, l’ACPR ;
  • information des clients ;
  • restitution des fonds et des crypto-actifs ;
  • sort des données et des enregistrements.

Les étapes d’une mission de wind-down

1
Diagnostic
Dispositif en place, cause de la cessation, risques propres à cette cause
Note de diagnostic

2
Plan de wind-down
Scénarios, activités critiques, restitution, calendrier et budget
Plan et annexes

3
Déclenchement
Décision de l’organe de direction, information de l’AMF, négociation des contrats
Courriers et avenants

4
Clients
Information, restitution des fonds et des crypto-actifs, réclamations
Communications et procédure de restitution

5
Clôture
Sort des données, résiliations, sortie du statut
Bilan de clôture

En gras, le livrable principal de chaque étape. Le calendrier dépend de la cause de la cessation et du nombre de clients à servir.

Le cabinet adapte son rôle au niveau d’assistance choisi : il rédige les documents et conduit les échanges, ou il conseille les équipes du prestataire, qui tiennent la plume. Les questions de droit du travail, de contrats et de procédure collective sont coordonnées avec les avocats du cabinet ou avec des partenaires, pour que chaque décision tienne compte des autres.

Pourquoi travailler avec ORWL Avocats ?

ORWL Avocats accompagne les projets crypto-financiers devant l’AMF et l’ACPR depuis les premiers enregistrements PSAN. Sur la cessation d’activité, le cabinet conseille des PSCA agréés, des établissements de paiement, d’anciens PSAN qui n’ont pas obtenu l’agrément MiCA et des acteurs qui ont décidé de se retirer du marché. Il a accompagné des wind-down volontaires, des sorties d’acteurs privés d’agrément et des sorties du marché français, y compris après une inscription sur la liste noire de l’AMF. Le pôle est classé dans Chambers FinTech et distingué par Leaders League en droit de la blockchain.

Un wind-down mêle des règles réglementaires, des échanges avec l’autorité, un risque de sanction et un risque de litige avec les clients, présents tout au long de la procédure et qui peuvent aller jusqu’à la mise en cause des dirigeants. Un consultant peut organiser l’arrêt ; l’avocat qualifie chaque décision, négocie avec les contreparties et défend le prestataire devant l’AMF et, si besoin, devant le juge. Les échanges avec le cabinet sont couverts par le secret professionnel et ne peuvent pas être retournés contre le prestataire ou ses dirigeants.

Un associé conduit chaque dossier : il fixe la stratégie, mène les échanges avec l’autorité et les réunions de décision, et signe les livrables qui engagent. L’équipe s’adapte à chaque mission pour y affecter la compétence utile.

Le cycle de vie du PSCA

Le plan de wind-down se prépare avec le dossier d’agrément et se met à jour pendant toute la vie du prestataire, avec le reste de son dispositif de conformité.

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Questions fréquentes sur le wind-down d’un PSCA

Non. L’article 74 de MiCA vise les prestataires qui conservent des crypto-actifs, exploitent une plateforme de négociation, échangent des crypto-actifs, exécutent des ordres ou placent des crypto-actifs. Tous les PSCA doivent en revanche disposer de procédures qui garantissent, en cas de retrait de l’agrément, le transfert rapide et ordonné des avoirs de leurs clients à un autre prestataire.

Le plan de continuité maintient les services face à une perturbation, comme la défaillance d’un prestataire. Le plan de wind-down organise l’arrêt de l’activité sans préjudice économique excessif pour les clients. Les deux coexistent : le second prévoit la continuité des activités critiques pendant l’arrêt.

Le prestataire, sur ses propres ressources. Le plan chiffre le coût de l’arrêt à partir de ses engagements : salaires, préavis et indemnités des salariés, contrats à durée ferme ou à préavis, frais de restitution et de conservation des données. Il désigne les ressources qui couvrent ce montant jusqu’à la clôture ; à défaut, la cessation ordonnée risque de basculer vers une procédure collective.

Aucun texte ne fixe de durée. Elle dépend de la cause de l’arrêt, du nombre de clients et des avoirs à restituer, des préavis des contrats et, le cas échéant, du calendrier imposé par l’AMF. Une sortie choisie et préparée laisse le temps d’informer les clients et de négocier un transfert ; un incident de sécurité ou un retrait d’agrément impose un calendrier plus serré.

Les crypto-actifs conservés pour les clients sont séparés juridiquement du patrimoine du prestataire. Ses créanciers n’y ont donc pas accès, notamment en cas de procédure collective. Un plan de wind-down à jour, avec des positions rapprochées, permet de les restituer plus vite.

MiCA ne règle pas ce cas : le plan doit le faire. Il prévoit les relances, le délai laissé aux clients et le sort des avoirs non réclamés, par exemple leur transfert à un autre prestataire chargé de les conserver. Cette solution se décide avant le déclenchement et se présente à l’AMF avec le reste du plan.

Oui. En cas de liquidation judiciaire, le tribunal peut mettre à la charge des dirigeants tout ou partie de l’insuffisance d’actif lorsqu’une faute de gestion y a contribué, la simple négligence étant exclue (code de commerce, art. L. 651-2). Un déclenchement tardif du plan ou une restitution mal conduite peut aussi nourrir des actions des clients. Un plan suivi et des décisions documentées réduisent ce risque.

Oui, elle le doit. MiCA impose le retrait lorsque le prestataire n’a pas fait usage de son agrément dans les douze mois ou n’a fourni aucun service pendant neuf mois consécutifs. Un prestataire qui met son activité en sommeil doit donc l’anticiper.

Oui, et c’est souvent la voie la plus protectrice. Le transfert suppose un accord avec un PSCA autorisé à servir les clients concernés, une information préalable des clients et une solution pour ceux qui le refusent. Le cabinet négocie cet accord et en vérifie la conformité.

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